Dans une ambiance disco entre La Fièvre du Samedi Soir et Mamma Mia, la 6ème édition du festival Pimp my Movie a eut lieu le 16 mars à la Sorbonne Nouvelle 🪩
Pimp my Movie a un principe particulier : ce n'est pas un appel à des œuvres professionnelles abouties à la perfection, mais au contraire à des projets de jeunes cinéastes qui n’ont pas beaucoup de moyens et qui ne maîtrisent pas encore totalement la post-production. Le but du festival est de leur offrir de la visibilité et des accompagnements/formations personnalisés à travers ses différents prix.
Les court-métrages retenus par la sélection officielle :
- Road trip verrue de Ariane Chopani (documentaire) : Mauve et Chloé font un mini road trip en terre bretonne pour aller rendre visite à Mamie Jeannine qui va les aider dans leur quête : trouver le lac sacré qui, une fois, a fait disparaître une verrue afin qu'il s’occupe de celle de Mauve.
- Sa vie d'artiste de Nawoo Baek (documentaire): Eun-joo est une artiste coréenne installée en France. Elle parle peu français et cumule les travaux tout en nourrissant ses rêves d'artiste.
- Souvenirs de Lina Lounadi (documentaire) : Les souvenirs sonores et visuels d'un voyage en Algérie s'entremêlent.
- Un crocodile au plafond de Emma Piolatto (fiction) : Jo rêve de crocodiles et de méduses qu'elle observe dans son bain ou dans le ciel avec ses lunettes de plongée. Elle a du mal à refaire surface et son père, absorbé par ses soucis, ne sait pas comment l’arracher à cet univers aquatique.
- Oasis de Yuri Téoulé (fiction) : Après un crash, Léon se réveille seul dans le désert. Il part à la recherche de l'océan. Mais est-ce vraiment l'océan qu'il désire ? Que fera-t-il une fois face aux vagues ?
- Shapeshifter de Salma Tebani : Mannequin, acteur et babysitter, Aldo a l'art de passer d'un rôle à l'autre, et il en va de même pour son apparence. Dans les coulisses d'une performance, on suit sa transformation à coups de fard à paupière, faux ongles strassés et talons cloutés.
- Tarte à la myrtille de Sam Bertrand (fiction) : Ana va à une soirée. Elle rencontre un inconnu et passe la nuit à se perdre dans la ville avec lui.
Au rythme de la musique, le jury a donné sa délibération :
. Prix The Winner Takes It All : le Grand Prix de l’INA avec pour récompense une formation au choix d’une valeur maximale de 1600€ a été décerné par Vincent Lochmann, responsable du département Études et Pédagogie de l’INA Campus, a Emma Piolatto pour Un crocodile au plafond.
La poésie et l’onirisme de l’enfance que présente ce court-métrage l’a distingué des autres. Sa narration et son esthétique nous engloutissent dans l’univers de Jo : les cerfs-volants deviennent des méduses et la mer nous appelle.
. Prix Hit Parade : le prix du public avec pour récompense une diffusion au ciné-club de la Sorbonne Nouvelle et un an d’abonnement à la Cinetek, attribué à Sam Bertrand pour Tarte à la myrtille.
La légèreté et la mélancolie de cette histoire d’amour, course poursuite et errance de deux jeunes personnes, a gagné le cœur du public.
. Prix La Fièvre du Samedi Soir : prix du scénario avec pour récompense un abonnement à la suite Adobe. Attribué par le jury étudiant à Emma Piolatto pour Un crocodile au plafond.
On suit Jo dans le monde aquatique imaginaire qui lui sert de refuge et l’emporte peu à peu au loin de la réalité.
. Prix Disco : prix du son avec pour récompense 2 journées de mixage son avec le studio Pom’Zed. Attribué par la réalisatrice et monteuse Coline Beuvelet et Florette Grimault, chargée des partenariats et de la communication digitale à l’Agence du court-métrage, à Yuri Téoulé pour Oasis.
La traversée du désert de Léon est accompagnée par la voix grésillante de la femme qui le hante. Une version acoustique de Goodbye, le générique de la série Dark, épouse son égarement dans le désert et son désir.
. Prix Flashdance : prix de la photographie avec pour récompense une journée d’étalonnage avec GUMP post-production. Attribué par la productrice Elsa Marouani et la réalisatrice Stéphanie Halfon à Nawoo Baek pour Sa vie d’artiste.
La caméra a un parti pris sur la manière de montrer les différents aspects du quotidien de Eun-joo. Elle la suit dans le rythme de ses jobs, dans son expression créatrice et dans sa colère qu’elle brûle à travers de petits origamis où elle écrit sa haine.